Côte d'Ivoire: Fissures dans la manipulation médiatique

Publié le par Mahalia Nteby

L'émission quotidienne de débat «Ce soir ou jamais» de France 3 du mercredi 8 décembre 2010 a consacré une bonne partie de son temps d'antenne à l’actualité ivoirienne dans une séquence intitulée: «Côte d'Ivoire: Vers plus de démocratie?».

Participaient à ce débat :

  • L’historien Pierre Rosanvallon, spécialiste de l’histoire de la démocratie, directeur de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESSS) et qui occupe également la chaire d’histoire contemporaine du politique au collège de France;

    Le philosophe Yves-Charles Zarka, fondateur et directeur de la revue Cités, professeur à la chaire de philosophie politique de l’université de la Sorbonne (Paris) et directeur du Centre PHILéPOL (philosophie, épistémologie et politique) à l’Université Paris-Descartes ;

    Jean-François Probst, consultant international auprès de chefs d’entreprises, d’hommes politiques et de chefs d’Etat notamment africains, ancien conseiller de Jacques Chirac puis d’Alain Juppé à Matignon, de Charles Pasqua au Sénat en tant que secrétaire général du groupe RPR, de Jérome Monod au RPR ;

    Rahmatou Keita, militante africaine engagée, fondatrice de « l’Association panafricaine de culture », ancienne journaliste aujourd’hui écrivaine et cinéaste dont le premier long-métrage « Al’lèèssi… », sorti le 15 novembre, est le premier film nigérien en sélection officielle du festival de Cannes ;

     Alain Garrigou, agrégé d’histoire et sciences politiques, professeur de sciences politiques à l’Université de Paris X Nanterre, reconnu comme l’un des plus grand spécialistes du vote et des sondages en France, ayant participé à la création de l’observatoire des sondages ;

    J
    érome Sainte-Marie, directeur général adjoint de l’institut de sondage CSA, il est à l’origine de plusieurs innovations méthodologiques telles que la conception des sondages dans les manifestations de rue, l’actualisation des critères d’échantillonnage, ou la mise en place des sondages d’opinion dans le cadre des programmes de «democracy building» ;

    Alain Gresh, journaliste, directeur adjoint du Monde diplomatique, spécialiste du Proche-Orient, auteur de plusieurs livres dont « Israël, Palestine : Vérités sur un conflit » (2001) et plus récemment « De quoi la Palestine est-elle le nom ? » ;

    Komandant Simi Ol, auteur, compositeur et interprète de reggae engagé, né en Côte d’Ivoire, vivant en France depuis l’adolescence et venant de sortir son premier album : «Libération», dans lequel il chante la citoyenneté, l’environnement, le désarmement et la décolonisation pour penser le contexte géopolitique mondial qui a vivement critiqué la façon dont l’Europe et les Etats-Unis «n’ont pas respecté le suffrage ivoirien et veulent imposer la victoire d’un candidat néo-libéral.»

    Ghislaine Ottenheimer, journaliste politique et auteure, ancienne directrice de la rédaction de la radio BFM, rédactrice en chef adjointe de L’Express, rédactrice en chef de France Soir, grand reporter au Quotidien de Paris.

 



Hasard de la programmation ? Ce débat de haut-vol, qui a donné l’occasion aux participants d’échanger sur le double discours des Occidentaux sur la démocratie, l’attitude des (anciennes ?) puissances coloniales dans ce qu’elles considèrent comme étant leurs pré carrés historiques et la manière dont la presse occidentale a présenté Alassane Dramane Ouattara comme vainqueur légitime des élections en Côte d’Ivoire a eu lieu un jour avant la diffusion de la première partie du documentaire «Françafrique» de Patrice Benquet sur France 2, qui donne un sérieux coup de projecteur sur la politique occulte transcendant les clivages gauche/droite mise en œuvre afin de sécuriser l’approvisionnement énergétique de la France ; un monde secret, en dehors de tout contrôle parlementaire ou gouvernemental, usant de moyens légaux ou illégaux, le plus souvent amoraux, où tous les coups sont permis pour maintenir et installer au pouvoir des chefs d’Etat africains dévoués à la France.


La poussière finira par tomber des yeux de ceux qui ne veulent pas voir, les bouchons des oreilles de ceux qui ne veulent pas entendre. Le combat continue !

Mahalia Nteby (mahalia.nteby@yahoo.fr)

 

Publié dans Côte d'Ivoire

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

nsy 15/12/2010 05:01



Merci pour les participants a ce PANEL. La verite va triompher. Dieu veille sur Gbagbo et sur la Cote d'Ivoire.


L'Eternel des armees qui combat pour Gbagbo, va utiliser Gbagbo pour ridiculiser la francafrique et ses laquais comme ouattara, compaore, wade et les autres.



Thess 10/12/2010 13:29



Jean François Probst qui attaque Ouattara c'est un vieux baroudeur de la françafrique. Il roule pour Gbagbo comme son compère Robert Bourgi, héritier de Foccart & avocat de Gbagbo.