Résistance et valeurs

Publié le par Mahalia Nteby



Ces temps-ci, nous avons assisté, médusés, à certains évènements médiatiquement qualifiés d’historiques. Dans une sorte de fracture intellectuelle sans précédent, les politiques et les médias (le «haut» de la société) ont exulté, quand le peuple, lui, est resté perplexe ! C’est que la petite chute de notre mur de Berlin à nous (le barrage de Djébonoua) n’a pas été suivi de ferveur populaire ! On est loin, très loin, du déferlement de joie et de coups de klaxons qui avait fait suite à l’annonce de la libération de Bouaké en 2003 ! Ou de l’hystérie collective qui s’était emparée de nous à l’annonce de la première qualification (indiscutablement historique) de la Côte d’Ivoire pour la coupe du monde de football ! C’est que le peuple sait faire la différence entre les joies qui lui viennent des tripes, et les incantations de leaders qui croient nous posséder au point d’être maîtres de nos émotions. Il sait faire la différence entre un bon kédjénou de poisson bien frais pêché dans nos eaux douces d’avant leur pollution aux déchets toxiques, et les couleuvres et autres anacondas qu’on lui demande d’avaler pour avoir la paix ! Nous aurions continué à nous taire si les partisans de l’illusionnisme et de la mystification n’avaient pas été trop zélés ces derniers jours, «obligeant» de vraies icônes de la Résistance ivoirienne à s’afficher en public avec des non-valeurs ! Au vu de ce spectacle surréaliste, nous ne pouvons nous empêcher de nous poser quelques questions. Pour quelles valeurs nous sommes-nous battus et qui ont justifié que certains d’entre nous laissent leurs vies dans ce combat ? Si ce n’est pas si grave qu’un Sidiki Konaté, qui a le sang de nos camarades sur les mains, devienne ministre, sans qualité (son dernier poste avant de s’enrôler dans la rébellion était «Pousseur de chariots à l’aéroport de Francfort») ; si ce n’est pas si grave que Soro Guillaume, l’ennemi d’hier, étudiant presque sans diplôme et sans expérience professionnelle, qui a revendiqué l’organisation de nos souffrances et les tueries de nos camarades vienne tranquillement souiller notre administration en en devenant le patron, pourquoi devrions-nous être offusqués qu’un Bédié revienne au pouvoir, avec l’aide (même sanglante) de la France ? Pourquoi devrions-nous être offusqués qu’un Ouattara vienne au pouvoir, avec l’aide (même sanglante) de la France ? Une fois qu’on aura fait tomber une à une les valeurs qui nous permettent de distinguer ce qui nous horrifie de ce qui nous fait exulter, où devrions-nous nous arrêter ? Si les morts nous regardent, que pensent nos camarades qui ont donné leurs vies (ce qu’ils avaient de plus cher) pour une certaine idée de la Côte d’Ivoire ? Sont-ils satisfaits de nos petits arrangements et autres danses indécentes avec leurs bourreaux d’hier ? Pourquoi sommes-nous si prompts à confondre réconciliation, récompense et réjouissance ? Nous sommes un certain nombre à penser que si nous étions morts pour ça, ça aurait été pour rien. Si ce n’est que pour ça, chacun d’entre nous a le devoir historique et moral de retenir ses enfants, ses parents et autres amis à la maison la prochaine fois que les amis d’aujourd’hui auront quelques ennuis entre eux, au risque de les voir mourir pour rien.

Au moment même où nous piétinons nos symboles et nos valeurs en rêvant d’une paix illusoire, une partie de notre destin se joue ailleurs. Le second tour de la présidentielle française opposera, dans un peu moins de deux semaines, Ségolène Royale à Nicolas Sarkozy, avec un avantage sérieux pour le second. Du coup, notre course contre la montre vers la paix, au cours de laquelle nous avons en autres accepté de tout payer sans broncher à notre principal agresseur (réhabilitation des écoles françaises, dédommagement des entreprises françaises et des citoyens français pour les pertes subies en novembre 2004), commence à nous apparaître dans toute sa laideur, encore une fois comme un sacrifice coûteux et inutile.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

En novembre dernier, après un peu plus de quatre années de résistance et de sacrifices, il nous semblait possible de porter le coup fatal à la France après son honteux et spectaculaire échec à l’ONU. Alors que notre ennemi historique traversait une période de doute sans précédent, et qu’il était malmené par ailleurs («smatché» par le Rwanda de Paul Kagame par une historique rupture de relations diplomatiques), nous avons choisi, contre toute attente et contre l’avis du peuple consulté, d’offrir une porte de sortie honorable à tous nos ennemis d’hier, pour ne pas avoir à mener la bataille de Kirina. A Blaise Compaoré, le rôle d’apôtre de la paix ; aux Soro et autres Sidiki Konaté, des rôles de Premier ministre et ministres ; à la France, dédommagement, silence, renouvellement de contrats. Au peuple, on a demandé de considérer cela comme le dernier sacrifice pour la paix. Est-ce vraiment le dernier ? Les derniers sacrifices, on en a vu beaucoup dans cette crise. Et malheureusement, il est possible que celui-ci, qui pue jusque dans nos cerveaux, ait de très fortes chances de connaître le même sort que les précédents. Pourquoi ? A cause de la nature du grand mensonge stratégique qui l’a entouré de part et d’autre. Côté rebelle, Chirac étant partant, il y avait un risque qu’arrive au pouvoir quelqu’un qui ne veuille plus continuer l’aventure de déstabilisation avec le même niveau d’engagement. Il fallait donc saisir la perche tendue par le «grand méchant diable» d’hier, et jouer la comédie à fond (avec zèle), pour pouvoir la transformer en réalité plus vraie que vraie si les évènements de Paris étaient défavorables. Bien entendu, au cas où ces évènements seraient favorables, il serait toujours possible de se réveiller comme un agent dormant (double) et de provoquer une rupture sur un quelconque sujet, qui deviendrait subitement sensible. Côté Résistance, les calculs sont moins précis : on fait toutes les concessions possibles pour faire avancer le «processus de paix», avant l’arrivée du successeur du grand organisateur du chaos ; celui qui arrive sera nécessairement moins belliqueux, et on pourra continuer la série des sacrifices pour consolider le «processus» et arriver définitivement à la «paix».

Sauf que voilà : après le premier tour des élections présidentielles, celui qui arrive en tête avec une avance confortable est un certain Sarkozy, qui est le témoin de mariage de notre Ouattara «national» et qui vient de déclarer, à propos du Président Gbagbo, qu’il ne parle qu’à des chefs d’Etat élus et non à des gens qui veulent se maintenir sans cesse au pouvoir sans élections. «On s’en fiche, on a vu pire que ça», me direz-vous ? Oui, sauf que si Sarkozy passe, c’est plus que certain qu’il réveillera l’agent double dormant qui nous sert en ce moment de Premier ministre, et que dès lors, nous devrons nous battre pour de bon, pour notre paix. Entre temps, nous aurons piétiné nos valeurs et nos symboles, dansé avec les assassins de nos camarades, bu et rigolé avec toute cette racaille pour rien ! Après cela, combien de patriotes résistants seront encore prêts à donner leurs vies pour ce combat ?

Malgré cela, et peut-être même pour cela, nous autres, disons : «Vive Sarko !». Comme ça, soit nous périssons tous pour rejoindre nos camarades et égaler leurs sacrifices, soit nous nous levons tous dans un dernier et improbable sursaut pour vaincre l’ennemi et rendre les sacrifices de nos camarades utiles. Finalement, ce Sarkozy, que d’aucuns présentent comme un individu dangereux pour nous si nous voulons briser le pacte colonial, est notre véritable allié. Son avènement nous sortira de la mauvaise comédie que nous nous jouons ici à nous-mêmes. Si les hypocrites de socialistes passent, jamais on n’aura l’opportunité de sortir de cette Françafrique. On continuera à nous bercer et à se bercer d’illusions, à nous endormir et à s’endormir. Avec Sarkozy, c’est le réveil assuré pour nous tous (de gré ou de force), pour affronter, une bonne fois pour toutes, notre contradiction principale (la France), pendant que celle-ci sera à coup sûr en train de s’étouffer dans ses propres contradictions internes, avec un fou à sa tête.

Finalement, vive Sarko, pour que renaisse la Résistance ivoirienne et africaine, la vraie !

Sylvestre Konin

Publié dans Côte d'Ivoire

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amadou diarra 03/07/2007 21:10

il faudra bien que les africains se reveillent un jour,car ni chirac ,ni sarkozy n\\\'accepteront de porter la guerre dans leur pays ou de detruire leur france pour quelques motifs ,et pourtant ce sont des sans patries ,des sans pitiés, des criminels et des assoiffés de pouvoirs comme le pyromane alhassane ouattara ,banny le gigolo et bédié l"incapable ,et soro l\\\'eternel etudiant  marionnette qui sont entrain de vouloir detruire la très belle Côte d\\\'Iviore avec la complicité des bandits armés comme blaise compareo,maintenant en quête de respectabilité àprès avoir enflammé la sous-région.il fautque nos dirigeants grandissent,qu\\\'ils aient l\\\'amour de cette Afrique,de leurs enfants, de leurs parents .Vive l\\\'Afrique

Dindé Fernand 28/04/2007 20:26

LA FRANCE S'APPRETE A NOUS SERVIR PIRE QUE CHIRAC Chers Bien-aimés Frères et Sœurs, Cette semaine, j'ai fait la lecture de l'intégralité du discours tenu par le Professeur Mamadou KOULIBALY, Président de l'Assemblée Nationale, sur la tribune de la Caravane de la Paix, qui a connu son apothéose le Samedi 21 Avril 2007, au complexe sportif de Yopougon-Selmer, à Abidjan. A la vérité, quand j'ai achevé la lecture de ce brillant speech, j'ai été gagné par le sentiment diffus et confus que la crise ivoirienne est loin d'être finie et qu'elle risque de rebondir de la pire des façons. Qu'est-ce qui me fonde à le dire? Les termes du Pacte colonial scellé par la France avec les Chefs d'Etat africains, dont le Président Mamadou KOULIBALY a élucidé, en des termes accessibles à tous, deux dispositions totalement amorales: 1- "La première disposition dit que le pouvoir que le Chef de l'Etat français donne à un Président africain, c'est juste un pouvoir de délégation, pour représenter sur le territoire africain, la volonté de celui qui gère l'Elysée, à Paris". En un mot, la France ne nous considère pas comme des hommes indépendants. C'est écrit et signé. 2- "La deuxième disposition de ces accords qui sont encore valables aujourd'hui, dit que dans ce pays (la Côte d'Ivoire), toutes les richesses que l'on peut trouver, que ce soit de l'or, du diamant, de l'uranium, quelle que soit la manière, c'est D'ABORD la propriété de l'armée française, donc du gouvernement français. Et bien d'autres choses encore que je vous laisse le soin de découvrir. Avec effarement. Toutes choses qui me font dire que si Sarkozy est élu au deuxième tour de l'élection présidentielle française, nous ne seront pas sortis de l'auberge. Pourquoi? Premièrement, SARKOZY tient un discours (ultra)nationaliste (immigration choisie, identité nationale) sans s'affranchir, pour autant, du Pacte colonial et de la Françafrique, au contraire de Jean-Marie LE PEN. Dont le mauvais score, du reste, réjouit moins les Africains que le bon score de SARKOZY ne les abat. Quel paradoxe! Les Ivoiriens pourraient donc avoir droit aux coups redoublés d'un eugéniste (partisan de la catégorisation et de l'épuration raciale) et d'un colon sorti tout droit de la féodalité la plus achevée du 18 ème siècle, dans ses pires archaïsmes. Je pèse bien mes mots. Je me méfie grandement de cet homme devant qui les français tombent en extase! Ce qui est loin d'être une consigne de vote en faveur de Ségolène ROYAL, même si elle passe pour être le moindre mal, dans cet authentique film d'horreur. Deuxièmement, SARKOZY est issue du noyau le plus dur des milieux maçonniques français. A ce titre, il va concentrer entre ses mains des pouvoirs financiers, médiatiques, politiques et ...spirituels effrayants qui feront, immanquablement, de lui un dictateur des temps modernes, digne rejeton de la pire oligarchie ultralibérale de France et de la mafia françafricaine la plus hystérique, la plus rance et la plus nauséeuse. J'en ai même des sueurs froides pour la France elle-même. Si elle investit cet homme à la mi-Mai, son déclin sera désormais imparable. Troisièmement, SARKOZY est issue d'une famille d'émigrés. Ce qui a fait dire à LE PEN qu'il n'a pas une goutte de sang français dans les veines. De la hauteur vertigineuse du piédestal où il est parvenu à se hisser par la force de ses poignées et par son intelligence ( je dirais plutôt sa ruse, son opportunisme) politique, je sens planer, de façon confuse et insidieuse, l'ombre menaçante d'un royaliste surfait (il se veut plus français que les français) qui va mener une vie infernale aux autres émigrés et immigrés, en France, sans pour autant coller la paix à l'Afrique dont les ressources doivent l'aider à relever une France en déclin. Ne voudra t-il pas au nom de l'amour qu'il porte à "cette France qui lui a tout donné et à laquelle il veut tout donner, à son tour", lui rendre la Côte d'Ivoire? Mains et pieds liés si nécessaire? Vu sous cet angle, SARKOZY risque de voler la vedette à Super Menteur, au grand CHIRAC himself, grand colon devant l'Eternel. Rien qu'à y penser, j'en ai des crispations. Dans la même veine, la présence de WATTAO, en France, actuellement (officiellement pour raison de santé) et l'apathie à peine voilée des deux leaders que sont ADO (dont SARKOZY est le parrain de mariage. Mauvais présage) et BEDIE pour les magnifiques résultats du Dialogue direct, ne m'inspire rien qui vaille. Au total, Ivoiriens, célébrons certes la paix "retrouvée" entre nous, mais gardons un œil grand ouvert sur la Chiraquie, pardon la sarkozie. Les jours à venir ne s'annoncent pas chantants. Que DIEU vous bénisse, tous, et que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire. DINDE Fernand AGBO dindefernand@yahoo.fr

Dindé Fernand 28/04/2007 20:21

LA RESISTANCE IVOIRIENNE N'EST PAS MORTE Chère Mahalia NTEBY et Cher Sylvestre KONIN, J'ai pris le temps de lire attentivement vos articles VIVE LA PAIX et RESISTANCE ET VALEURS, sur http://saoti.over-blog.com . J'ai reconnu en vous de remarquables, voire farouches, redoutables patriotes et résistants; de dignes fils de l'Afrique. Je n'ai rien contre vos positions, auxquelles j'adhère entièrement et que je considère comme le son de cor ou l'éclat de trompette qui retentit pour nous garder toujours éveillés dans la lutte que nous menons, en quête d'une véritable indépendance pour l'Afrique. Mais je voudrais relever quelques points et vous faire, très fraternellement, quelques remarques, après la lecture que j'ai faite de vos papiers. D'entrée de jeu, j'aimerais souligner le fait que faire la paix avec SORO et ses compagnons, ce n'est pas cela qui est le problème. Ne nous focalisons pas tant que ça sur eux. Des SORO, la France peut en susciter autant qu'elle voudra, après Kigbafori, tant qu'il y aura des égarés et des naufragés de la vie, en quête de pouvoir, de gloire, ou de pitance. Ce ne sont que de pauvres faire-valoir, de serviles paravents et de dociles marionnettes. Des ennemis par procuration à qui la France a soutraité sa guerre néocoloniale. Le problème, c'est donc la France. La France et sa nébuleuse françafricaine, la France et sa mafia maçonnique. Alors, SORO n'étant qu'un pion sur l'échiquier, faire la paix avec lui ne peut équivaloir à liquider ou brader la lutte. Non, la résistance ivoirienne n'est pas morte, bien au contraire. Qu'auriez-vous imaginé comme scénario de sortie ou de fin de crise? Faire du jusqu'au-boutisme, exacerber la belligérance, à outrance, jusqu'à brûler le pays et aggraver dans des proportions infinies les souffrances déjà intenables du peuple ivoirien parce qu'on veut la peau du dos de CHIRAC ou de la France? Je ne trouve pas cela nécessaire. Objectivement, nous étions en position de faiblesse devant la France. Comme dit un ami, "la politique n'est pas de l'idéalisme, c'est la saine appréciation de la réalité". Figurez-vous que la France compte 17 hélicoptères de combat et d'assaut, en Côte d'Ivoire, avec un nombre incalculable (c'est une façon de parler) de chars amphibies et des chars Leclerc (le fleuron de la cavalerie française) et elle avait, par sa Force Licorne, occupé le pays en le coupant en deux par le centre. Engager une confrontation de face sans précautions, avec elle, nous aurait été fatal! Mais, aujourd'hui, avec le Dialogue direct, la France est hors jeu diplomatiquement, politiquement et, dans une certaine mesure, militairement. Mais elle conserve intact un potentiel opérationnel létale démesuré et la totalité de sa capacité de nuisance. Il faut être un homme politique de la trempe du Président GBAGBO pour manœuvrer comme il le fait, en ce moment! C'est lui seul qui a devant lui l'entièreté des cartes de cette crise. Nous, nous n'en percevons qu'une extrémité. Laissons donc faire, pour l'heure. Mon intime conviction est que le sacrifice de nos vies est inévitable pour la fin définitive (Sic! Indispensable pléonasme) de la crise ivoirienne, avec le monstre qui nous arrive à l'Elysée (suivez mon regard). Je pense que neutraliser les ennemis intérieurs et en faire des alliés (contre l'imposteur, nécessairement) est une bien meilleure solution. Si cette option, du reste pacifique, échoue, l'alternative militaire s'imposera immanquablement à nous, car nous n'allons pas docilement nous laisser recoloniser pour avoir la paix! Alors, ne déclamez pas trop vite l'oraison funèbre de la Résistance ivoirienne ainsi que de nos espoirs fous en une Afrique libre, et n'en posez pas trop précipitamment la pierre tombale. ("Ci-gisent nos illusions, nos espoirs perdus, notre ingénuité et notre enthousiasme, sacrifiés sur l’autel d’une paix et d’une liberté de surface. Pas de place pour nos états d’âmes dans une arène politique d’où la rigueur et la rectitude morale sont aussi absentes que la noblesse des idéaux", dixit Mahalia NTEBY). Le Président GBAGBO a entamé cette lutte au moment où il n'y avait pas de "garçon" en Côte d'Ivoire pour l'engager, depuis HOUPHOUET, et sans prendre l'avis de personne. Ce n'est pas maintenant qu'il va se renier. Des options tactiques ne doivent pas être assimilées à de la capitulation. Je ne crois pas un instant qu'il soit homme à abandonner et à se laisser tondre. C'est un manœuvrier rompu à la tâche. L'épouse d'un autre ami dit un jour, pour rire, que nous ne devons pas oublier que son entraîneur, son coach, était HOUPHOUET, et qu'il l'a surpassé par son génie politique. Ce serait une insulte de faire croire qu'il peut confondre le fait de rétablir la fraternité entre des Ivoiriens épuisés par des tensions fratricides, au comble du malheur et du désastre dans les campagnes et dans les villes et la lutte pour l'indépendance économique et politique de la Côte d'Ivoire. Faire des concessions, au nom de la paix, n'est pas faire l'apologie de la rébellion, du crime et de l'impunité. Il y a un temps pour toutes choses, disent les Ecritures. Oui, je suis d'accord avec vous, les Ivoiriens ont perdu des repères importants dans cette crise, notamment des valeurs comme le travail, le mérite, l'intégrité, le civisme, etc. Le pays est affreusement balafré par la corruption, la survalorisation de l'argent, le gain facile, la dépravation sexuelle et, en règle générale, par la décadence morale. D'une certaine façon, cela est à inscrire au registre des effets collatéraux de la guerre, même s'il est clair que nous ne pouvons nous en dédouaner, pour autant. Que faire? Sévir, au risque de provoquer une autre crise, cette fois endogène et franchement inutile? C'est une chose inopportune. Avançons avec prudence et faisons chaque chose en son temps. Toute précipitation pourrait se regretter, amèrement. Mon intime sentiment est que la guerre n'est pas finie et que c'est même maintenant qu'elle va commencer. Alors, il est important d'avoir une bonne et nette lisibilité intérieure pour mieux affronter l'extérieur dont nous allons bientôt avoir des nouvelles, en la personne de SARKOZY. Inévitablement (lire mon mail LA FRANCE S'APPRETE A NOUS SERVIR PIRE QUE CHIRAC). Je vous adresse donc tous mes encouragements et mes vives félicitations pour le travail remarquable que vous abattez par vos écrits et vos œuvres, en décryptant pour nous l'actualité et les intrigues politiciennes qui ont cours dans le monde, en Afrique et en Côte d'Ivoire, sur la crise ivoirienne qui dure depuis bientôt 5 ans, et en aiguisant, par cela même notre sens patriotique et notre engagement pour l'indépendance de notre continent. Vous êtes pour nous des modèles et des leaders d'opinion. ALORS, NE PERDEZ PAS COURAGE ! TENEZ BON, NOUS VAINCRONS ! Que DIEU vous bénisse, richement et qu'il garde et protège la Côte d'Ivoire! DINDE Fernand AGBO dindefernand@yahoo.fr

tesogui 26/04/2007 11:04

l'article est très pessimiste sur la suite des choses. c'est vrai ce que tu dis Sylvestre, mais je pense qu'au lieu d'appeler les pat´rotes à ne plus descendre dans la rue si le président se retrouve en difficulté, ca ne rend pas service à la lutte. Il faut être certes vigilant , conserver toute sa lucidité et son sens critique devant tout ce qui se joue sous nos yeux en Eburnie, mais il faut resté optimiste. Le président Gbagbo a certainement un coup qu'il prépare, car je ne peut pas imaginer que tout ce qui se passe soit pour rien.
Au sujet de Sarko, pardon épargne nous de ca. Ni Sarko, ni Royal ne fera rien pour nous, NOus devons nous liberer nopus même en menant des resistances farouches contre les impérialistes...