Je vous souhaite la bienvenue sur SAOTI, le site de l'Afrique digne et libre. Dans cet espace, je publie des articles relatifs à l'indépendance et à la Renaissance africaine, écrits par des journalistes talentueux, que j'ai la chance de compter parmi mes amis. Vous pourrez apprécier les plumes de Melvin Akam, Nathalie Yamb, Ambroise Ebonda, Sylvestre Konin... et aussi quelques uns de mes papiers. Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser vos commentaires! Mahalia Nteby
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Côte d'Ivoire: Une coopération sans contraintes, sans menaces, sans exigences ni humiliations
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Un des objectifs principaux de l'Union Africaine est de favoriser l'intégration économique et politique du continent. À côté de l'Union Africaine, d'autres organisations régionales
sont établies pour stimuler l'intégration économique dans une région particulière. Une intégration efficace en Afrique est perçue comme une des voies susceptibles de surmonter les défis auxquels
fait face le continent.
L'idée d'une Unité Africaine existe principalement sur le papier. Il n'y a aucun effort concret pour que les pays africains puissent profiter les uns des autres aux termes d'une coopération
économique forte. Cette situation n'est pas intentionnelle. En dehors des barrières linguistiques, il y a les problèmes de communication et de transport qui gênent la libre circulation des
marchandises et des services. Les divers efforts gouvernementaux et régionaux d'organisation pour créer une Afrique sans frontières n'ont pas pu voir le jour.
Avec un total de 53 Membres, l'Union Africaine comprend 15 Etat sans littoral et 7 États insulaires, le transport aérien qui devait favoriser l'intégration de l'Afrique n'a eu aucun impact. En
dehors des tarifs élevés qui caractérisent les vols inter-africains, les liaisons aériennes sont bien meilleures avec les pays de l'Europe et de l'Amérique du Nord. En comparaison, le trafic
aérien annuel de l'Afrique constitue environ 4.5 % des 1.8 milliards de passagers du trafic mondial annuel.
Cela pose en Afrique le défi intimidant de libérer les mouvements de marchandises et de services. L'amélioration des technologies et les réalisations du secteur privé pour vraiment unir l'Afrique
ont commencé à faire avancer les choses. Car il y a bien sûr des avantages économiques énormes à avoir une Afrique unie. Ainsi, les sociétés de télécommunication mobiles en Afrique ont préparé le
terrain pour l'unité africaine.
Cela vient suite à la libéralisation du secteur des télécommunications mobiles dans beaucoup de régions du continent. Plus de 36 pays ont créé un organisme de réglementation séparé pour le
secteur des télécommunications. De même, environ 45 pays ont autorisé des opérateurs privés de téléphonie mobile à s'installer. Cela a ouvert la voie pour l'apparition de la concurrence dans le
secteur de la téléphonie mobile.
L'intégration réelle vient du secteur privé. Les sociétés de télécommunication fonctionnant dans le continent le démontrent avec le lancement d'un réseau unique. Avec son lancement, en septembre
2006, cette innovation du marché a garanti la liberté de mouvement à travers les frontières géographiques.
En fin de compte, cela a permis de donner le tempo pour l'apparition d'un marché fort en l'Afrique.
Une initiative de réseau commencée en Afrique de l'Est est devenue aujourd'hui un large réseau qui couvre 12 pays comprenant l'Est, le Centre et l'Ouest de l'Afrique. En conséquence, 400 millions
de personnes dans ces régions de l'Afrique peuvent émettre des appels et envoyer le SMS aux tarifs locaux. À cet égard, le prix du marché commun est fixé conformément au tarif moyen proposé par
les compagnies de télécommunication.
Les avantages sont bien sûr immenses. Cela va éliminer les appels à l'intérieur de l'Afrique qui doivent d'abord être acheminés par l'Europe avant la connexion. Les abonnés peuvent émettre et
recevoir des appels partout où ils sont dans les 12 pays. De plus, ils seraient capables de gérer leurs affaires en temps réel, sans avoir à s'inquiéter de la façon de contacter leurs associés
dans leur pays d'origine. De même, il est possible d'émettre des appels sortant au même tarif moyen qu'un client local.
Fondamentalement ici, un réseau unique de télécommunication mobile a vraiment lancé l'Afrique vers une union poussée et une relation commerciale améliorée. En s'impliquant, les opérateurs privés
de télécommunication cimentent les diverses parties de l'Afrique et mettent, en même temps, le continent sur la route certaine de la prospérité économique. Par dessus tout, le nouveau
développement jouerait un rôle crucial dans la promotion du commerce transfrontalier et stimulerait la croissance économique.
Ce qui peut être déduit de ceci est que l'unité africaine est tout à fait possible. Cela a été convenablement démontré. Cependant, cette union sera impossible à atteindre si la tâche de la
réaliser est laissée aux divers Etats dans le continent. Au mieux, l'Unité Africaine continuerait à exister uniquement sur le papier et elle constituerait un sujet de discussion à chaque
forum.
En gros, l'atteinte graduelle de l'objectif d'une Afrique sans frontières a été rendue possible par l'action du secteur privé. C'est une indication forte que les objectifs de l'Union Africaine et
de plusieurs organisations régionales sont progressivement récupérés par les entrepreneurs privés qui sont prêts à penser du nouveau, à se rendre en dehors des sentiers battus.
Ce qui doit être fait par les divers Etats dans le continent désormais, c'est d'éliminer progressivement toutes les lois et réglementations qui entravent la participation du secteur privé à
l'économie. Du moment où il y a des opérateurs de télécommunication qui assurent pouvoir connecter les diverses parties de l'Afrique avec leurs réseaux, il incombe aux régulateurs de
télécommunication et aux fonctionnaires d'Etat des divers pays en Afrique de réduire et de simplifier les procédures de licences.
Mieux encore, ils devraient arrêter d'imposer des frais de licences énormes aux opérateurs de télécommunication mobiles. Quand cela sera fait, une des voies concrètes pour unir réellement
l'Afrique sera enfin dégagée.
Thomson Ayodele, in unmondelibre.org, le 23 décembre 2007
Do not leave Africa in scramble

To many minds, Africa is a picture of hopeless misery: afflicted by poverty, scarred by
corruption and ravaged by Aids and war. These facts are true, but they tell only half the story. In many sub-Saharan African countries output briskly outpaced population growth during the last
decade, leading to sustained growth in income per capita and promising a lasting escape from poverty.
Behind the success lies many African leaders’ willingness to adopt solid macroeconomic
policies and move towards more transparency and less red tape. Economic integration with the world deepened and trading relations diversified. Record-breaking prices boosted commodity exporters’
incomes. The private sector’s success, for example in telecommunications, showed that Africa does not lack good business opportunities. Before the crisis, countries such as Ghana were on course
to escaping aid dependence by entering global capital markets.
But Africa is now slipping. Foreign direct investment has shrivelled. Capital markets have
seized up as funds flee to the safety of rich-country sovereign bonds – with which the market is flooded. The price of trade credit has soared, sharply halting trade flows, with commodity
exporters suffering additionally from the drop in prices.
As tax revenues fall and demands on public services rise, governments without large savings
are in a squeeze. African leaders warn of a popular backlash: if the public suffers undeserved pain after governments followed what rich countries told them to do in the 1990s, economic growth
and democratic stability are at risk. Already coups and riots are on the rise.
The world’s leading countries must act to end the global crisis as soon as possible. In the
meantime, Africa should not be a casualty of other priorities. African governments that have shown a commitment to sound policies must be helped to fill temporary funding gaps. And rich countries
should quickly prop up trade finance: it would do much good and cost little.
Development aid can do ill as well as good; the long-term goal must be to get rid of it. But that is no argument against
short-term crisis assistance, which has been provided – quickly – to small and relatively rich European countries; many African countries need the same. Moreover, rich countries made aid promises
at the Gleneagles summit that they have yet to fulfil.
The potential cost of the crisis in Africa is not just unemployment; it is starvation, civil
war and the closing of an escape route from poverty. That is a price the world cannot afford to pay.
Editorial
Financial Times
Le 16/03/2009