Affaire "Koulibaly quitte le FPI": Anatomie d'une rumeur - Eclairage sur les instigateurs, les bénéficiaires et les enjeux du remue-ménage médiatique autour du numéro 2 ivoirien

Publié le par Mahalia Nteby

Depuis quelques semaines, faisant suite à la parution d’un texte dont il est l'auteur intitulé «Le blues de la République»* dans le journal gouvernemental Fraternité Matin, Mamadou Koulibaly, président de l’Assemblée Nationale, occupe les devants de la scène médiatique ivoirienne. Et son intervention au journal télévisé de 20 heures de la première chaine nationale RTI jeudi dernier n’a visiblement pas contribué à calmer le jeu. Nous avons demandé à l’analyste ivoirienne Mahalia Nteby, bonne connaisseuse de la géopolitique africaine, de nous donner son point de vue sur les raisons de tout le remue-ménage médiatique autour du numéro 2 ivoirien. Une interview de Sylvestre Konin.

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Que pensez-vous des rumeurs faisant cas du prochain départ de Mamadou Koulibaly du FPI ? 

M.N.: Je les trouve très intéressantes, pour plusieurs raisons. En effet, l’observation du contexte, du timing et des méthodes utilisées dans le cadre de ce qu’il convient à présent d’appeler «l’affaire Koulibaly» laisse entrevoir plusieurs pistes d’analyse possibles. 

Tout est parti du silence, certes assourdissant, dans lequel s’est muré le président de l’Assemblée Nationale depuis quelque temps et qui coïncide avec l’annonce triomphale de l’Accord de Ouagadougou par le chef de l’Etat ivoirien. Le professeur Koulibaly, qui avait auparavant fortement occupé les devants de la scène médiatique en sillonnant inlassablement tous les quartiers d’Abidjan avec une campagne de la Paix ayant laissé sur le carreau le parti d’Alassane Dramane Ouattara, en entraînant la migration massive de ses bases et même ses cadres vers le Front Populaire Ivoirien, s'est subitement fait discret dans le paysage politique éburnéen. D’aucuns ont dès lors vite fait de conclure au rejet par le chef du Parlement ivoirien de la solution de sortie de crise proposée et concoctée par Laurent Gbagbo. 

Et cela serait faux ? 

M.N.: Cette interprétation est à tout le moins sujette à caution. Même si l’on peut supposer que l’idée de serrer la main des rebelles ne déclenche pas un enthousiasme délirant chez lui et qu’il est incontestable qu’il privilégie d’éviter la démultiplication d’occasions d’accolades avec ceux qui ont amené la guerre et le chaos en Côte d’Ivoire, le professeur Koulibaly n’est, à mon avis, pas opposé au «processus de paix» version Ouaga. Je rappelle ici qu’il a reçu le porte-parole de la rébellion à son domicile et qu’il a accompagné ce dernier au meeting de la Paix organisé par Charles Blé Goudé à Yopougon en avril dernier. Au cours de ce meeting, auquel ont participé la première dame et des hauts responsables du clan présidentiel, Mamadou Koulibaly a pris la parole pour exprimer clairement son adhésion au principe de l’Accord de Ouagadougou, tout en émettant une réserve sur la chronologie. Selon lui, le désarmement doit avoir lieu avant les audiences foraines. Et même s’il n’a pas été, comme d’autres, jusqu’à danser sur l’estrade du lieu de la cérémonie avec les rebelles, il n’y a aucune place pour les supputations en ce qui concerne la position du président de l’Assemblée Nationale par rapport à l’Accord de Ouagadougou. 

Et son absence remarquée à la cérémonie de la «Flamme de la Paix» à Bouaké le 31 juillet dernier, événement qui a vu la présence de plusieurs chefs d’Etat africains et de quasiment tout le gotha diplomatique, institutionnel et politique ivoirien ? 

M.N.: (Rires) Quand tout le monde ne parle que de la grande fête qui se prépare dans le village voisin et clame son intention d’y participer, il faut bien que quelqu’un se dévoue pour garder la maison, afin que des voleurs ne succombent pas à la tentation de venir cambrioler le domicile qui, de notoriété publique, est inoccupé. En quoi est-il si difficile de comprendre que pour des raisons de sécurité évidentes, il était impossible que les numéros 1 et 2 ivoiriens se retrouvent en même temps à Bouaké ? On ne sait jamais… Avec Gbagbo, Koulibaly et 80% du microcosme politique dans le fief de la rébellion, certains auraient pu éprouver la saugrenue envie de saisir une occasion unique de parachever ce qui n’a pu l’être dans la nuit du 19 septembre 2002 ou en novembre 2004. 

Comment analysez-vous donc le mutisme de Mamadou Koulibaly depuis maintenant presque 9 mois ? 

M.N.: Tout d’abord, ainsi que je viens de vous le rappeler, il est faux d’affirmer qu’il y a eu mutisme. En effet, monsieur Koulibaly s’est bel et bien exprimé, et à plusieurs reprises. J’ai eu moi-même l’occasion de publier trois textes très denses de sa plume depuis le mois de juillet 2007 sur le site Saoti (http://saoti.over-blog.com). 

Ensuite, comme il l’a si bien dit lui-même jeudi dernier, il n’a pas vocation à parler pour parler. Mamadou Koulibaly, l’intellectuel et l’homme privé, est libre de choisir quand, où, sur quoi et comment il s’exprime. Mamadou Koulibaly, le président de l’Assemblée Nationale, agit de concert avec le Président de la République. Lorsque celui-ci lui confie des missions, il les effectue. Lorsque le chef de l’Etat ne le sollicite pas, il ne remplit pas l’espace médiatique. C’est plutôt normal. 

Enfin, l’organisation d’une tournée comme la campagne de la Paix qu’il a effectuée à Anyama, Adjame, Abobo, Port-Bouët, Marcory etc. nécessite forcément des moyens logistiques, matériels et financiers importants. Monsieur Koulibaly ne dispose apparemment pas, comme d’autres, de sources financières soudaines et intarissables. Il agit visiblement en fonction des moyens dont il dispose et cela, tout en étant rassurant sur le plan moral, conduit à une intermittence plus ou moins longue de sa présence en ligne de front. Après une pause régénératrice, il vient d’ailleurs d’annoncer une reprise prochaine de ses meetings, qui cibleront cette fois les militants du PDCI. Cela devrait donc mettre fin aux interprétations approximatives d’un état de chose somme toute naturel. 

Justement, revenons sur les dernières prises de parole du président de l’Assemblée Nationale. Dans un texte intitulé «Le blues de la République», il dénonce les dérives des refondateurs, ce que certains interprètent comme l’indication de son départ prochain du FPI. 

M.N.: Effectivement, Monsieur Koulibaly a reconnu les dérives de certains refondateurs. Il aurait été malhonnête de sa part de nier l’évidence. Comparé à ce qu’il nous est donné d’observer au quotidien, je pense d’ailleurs qu’il a été trop tendre dans ses critiques envers ses pairs et qu’il s’est plus attardé à expliquer, chiffres et faits à l’appui, l’hideuse transformation de la Refondation en Rebfondation au contact – imposé – des rebelles. Cependant, puisque même ses contradicteurs s’accordent à saluer le courage de son acte, ne polémiquons pas là-dessus.
 
Je vais peut-être vous étonner, mais je subodore que les rumeurs de son départ du FPI ont initialement été lancées par les refondateurs pointés du doigt eux-mêmes. Au lieu de se remettre en question, au lieu de se dire «Maintenant qu’on s’est fait prendre les dix doigts dans le pot de confiture et que l’on s’est fait tancer, arrêtons la gabegie», ceux-ci ont préféré dire et faire dire que si Koulibaly les dénonce, c’est parce qu’il a un agenda caché et s’apprête à quitter le FPI. Pour eux, que ce soit par mauvaise foi ou par atrophie intellectuelle, on n’a pas le droit de critiquer un système de l’intérieur. Il faut forcément être passé à l’ennemi pour dénoncer des comportements déviants. Comment, dès lors, s’étonner qu’avec de tels raisonnements, le développement de l’Afrique stagne ? Toujours est-il que, cette rumeur découlant initialement d’un refus de se remettre en cause par des prédateurs refondateurs, a été bien opportunément reprise et amplifiée par l’opposition, trop ravie de l’aubaine d’un éventuel schisme au sein du parti au pouvoir et par les réseaux françafricains, dont Mamadou Koulibaly est le pire cauchemar depuis qu’il a claqué la porte de Marcoussis en 2003 et qu’il a entrepris sa croisade dénonciatrice du Pacte colonial. 

Pensez-vous que le calendrier de cette cabale soit anodin ? 

M.N.: Ecoutez, cabale n’est pas exactement le mot que j’utiliserai. D’une part parce que je crois que nous sommes ici, primairement, dans une situation de «tel est pris qui croyait prendre». En croyant exposer Koulibaly qui a, selon eux, eu l’outrecuidance d’indexer, même superficiellement, leurs mauvaises pratiques, les rebfondateurs se sont eux-mêmes tirés une série de balles dans le pied. Non seulement Koulibaly est érigé en héros vertueux, même par les adversaires historiques du FPI, mais en plus, ils ont déstabilisé les militants frontistes et la galaxie patriotique, qui en sont arrivés à penser devoir choisir entre Gbagbo et Koulibaly, ce qui a entrainé de fortes turbulences au Front Populaire Ivoirien. 

Donc pour vous, une scission Gbagbo / Koulibaly est impensable ? 

M.N.: (Sourire) Monsieur Konin, rien n’est impensable. J’ai un ami dont le grand-père disait toujours : «Ce que tu n’as jamais vu, ne dis pas que c’est impossible. Dis seulement que tu n’as pas encore croisé celui qui le fait». Dans la vie, en politique, tout est possible. Seulement j’ai la conviction qu’une scission n’est pas à l’ordre du jour. D’ailleurs monsieur Koulibaly l’a confirmé en live à la télévision. Le numéro 2 ivoirien a publiquement refusé de défendre l’indéfendable en écrivant «Le blues de la République» et en réitérant son propos à la RTI jeudi dernier. Tous ceux qui s’attendaient à ce qu’il fasse machine arrière en ont été pour leurs frais. Je crois que si les dérives FPIstes continuent sans que le chef de l’Etat ne trouve utile d’y mettre le holà, alors des divergences pourraient effectivement voir le jour entre les deux hommes. Mais on n’y est pas. 

Pour en revenir à votre question précédente, si je crois que la paternité de la rumeur d’une brouille entre Koulibaly et Gbabgo est à mettre au crédit d’une initiative malhonnête et mal pensée des rebfondateurs, je suis certaine que la capitalisation qui en est faite par les réseaux françafricains n’est en aucun cas anodine ou fortuite. 

Que sous-entendez-vous par là ? 

M.N.: Je ne sous-entends rien. Comme Koulibaly, je constate que le contrat de la SODECI, arrivé à expiration, doit être renégocié. Je constate que le code des télécommunications qui doit être prochainement voté à l’Assemblée Nationale a fait l’objet d’une étude préalable financée, pour le compte de l’Etat ivoirien, par l’un des opérateurs directement concerné. Je constate que les deux entreprises qui sont aujourd’hui bénéficiaires du contrat arrivé à expiration d’une part et qui ont financé l’étude sur laquelle est basée la réglementation à voter d’autre part sont des entreprises françaises, Bouygues et France Télécoms. Je constate qu’au moment où des négociations cruciales pour les intérêts de la nation ivoirienne arrivent à échéance, le gouvernement français ressort de ses cartons la tragi-comique affaire Kieffer, le «journaliste» franco-canadien disparu et oublié, dont la France se souvient sporadiquement, quand ça l’arrange – de préférence à la veille de renégociations d’envergure –, et le Canada pas du tout. 

Je constate que les mêmes mécanismes ont déjà été employés lors de la renégociation des contrats de la CIE et du terminal à conteneurs du Port d’Abidjan, dont les heureux bénéficiaires ont été, ô surprise, des entreprises françaises, alors qu’au niveau international, on mettait la pression sur le président ivoirien en exhibant des soi-disant dossiers contre lui et ses proches, relativement à l’opération Dignité ou toujours à la disparition finalement si opportune pour le gouvernement français de Guy-André Kieffer. 

J’affirme clairement que les mêmes réseaux sont à l’œuvre aujourd’hui, pour créer une pression (affaire Kieffer) et encourager une cacophonie (affaire Koulibaly quitte le FPI) qui ont pour but de servir à détourner l’attention des vrais enjeux : la perpétuation du pillage formalisé par le Pacte colonial. 

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, et les acteurs n’ayant quasiment pas changé, pensez-vous que la finalité sera différente cette fois ? 

M.N.: Si Laurent Gbagbo décide qu’il n’est pas convaincu de la capacité de nuisance de l’Etat français et qu’il souhaite faire confiance aux bonnes paroles nocturnes du nouveau président français, alors il n’y a aucune surprise à attendre et les sociétés françaises pourront tranquillement continuer à s’enrichir sur le dos des citoyens ivoiriens. 

Par contre, si le président Gbagbo, qui a, comme nous tous, je le présume, entendu le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar et lu dans la presse hexagonale la consternation des Français face à la collusion affichée par leur nouveau chef de l’Etat avec les patrons des multinationales en attente de renouvellement de leurs contrats d’exploitation ou de consolidation de leur position dominante sur le marché éburnéen, si Gbagbo donc comprend que le résultat de l’élection présidentielle n’a rien changé de fondamental dans les intentions spoliatrices de l’Etat français envers la Côte d’Ivoire, alors nous pourrions avoir d’heureuses surprises. 

Entendons nous bien. Sarkozy, c’est Chirac en pire. Ceci ne veut pas dire pour autant que les entreprises françaises doivent automatiquement être exclues du processus. Si Bouygues est le mieux disant et si sa proposition satisfait les désidératas de l’Etat ivoirien en termes de revenus, de couverture ou d’accessibilité pour les populations, alors, que Bouygues soit désigné adjudicataire ! Le même principe s’applique au Code des télécoms. Cela implique cependant de la part de l’Etat ivoirien que l’on en revienne aux mécanismes normaux de bonne gouvernance – les appels d’offres et consultations internationales –, en lieu et place de cessions de gré à gré négociées au milieu de la nuit avec les émissaires barbouzes de cercles jacobins. 

Mais, vu sous cet angle, était-ce donc judicieux de la part du Professeur Koulibaly de choisir de jeter un pavé dans la mare de son propre camp à cette période cruciale? 

M.N.: Je ne connais pas les raisons qui ont poussé monsieur Koulibaly à le faire. Il faudrait que vous le lui demandiez directement. Mais je peux vous dire qu’il n’y a pas de moment plus adéquat qu’un autre pour relever des déviances inacceptables. Le président de l’Assemblée Nationale a inlassablement désigné la France comme le premier ennemi de la Côte d’Ivoire et l’a combattu constamment depuis lors. Ce n’est pas parce qu’il est au front contre la France qu’il n’a plus le droit de critiquer des comportements contre-productifs de ses pairs qu’il observe lorsqu’il regarde par dessus son épaule ! Ce n’est pas l’opportunité de la sortie de Koulibaly qui doit être questionnée, mais plutôt la bienveillance dont bénéficient les rapaces qui se vautrent dans le pillage des biens, la corruption et le trafic d’influence comme si demain n’existait pas ! 

Que dites-vous à propos du virement au RDR de l’ex-conseiller de Mamadou Koulibaly, le Dr Antoine Ahua Jr ? 

M.N.: Pas grand-chose. Ce monsieur a été expulsé de Côte d’Ivoire pour des motifs pas encore éclaircis à ce jour. Qu’a-t-il donc fait de si terrible pour qu’il soit le seul à qui l’on refuse le droit à l’amnistie ? Il serait intéressant que le pouvoir en place explique pourquoi il bénit et encourage les populations à pardonner à des gens qui ont tangiblement assailli la Côte d’Ivoire, tué des milliers de personnes, violé des centaines d’autres, pillé nos ressources, braqué nos banques, écoles, foyers, semé désolation, peur et haine, fomenté des coups d’Etat et dénie la même grâce à quelqu’un, à priori un patriote, dont on ne sait pas ce qu’il a pu faire de pire pour qu’on lui refuse ce qu’on a, avec empressement et sans commune mesure, accordé à Soro, Wattao, Konaté ou Bictogo ? 

Qu’Ahua en conçoive de l’amertume est compréhensible, d’autant plus qu’ainsi qu’il le dit lui-même, son expulsion lui aurait causé un préjudice financier important. Vous savez, il n’est ni le premier, ni le dernier qui, pour des raisons alimentaires, est prêt à faire volte-face ou à vendre son indépendance d’esprit au mieux disant. Il lui faudra vivre avec ça intellectuellement. Ca ne va sûrement pas être aisé. 

Cette défection ne porte-t-elle pas néanmoins un coup dur au Président de l’Assemblée Nationale ? Il a tout de même co-signé un livre avec le Dr Ahua. 

M.N.: Mais justement. Les preuves du revirement à 360° d’Ahua sont là pour toujours, ineffaçables. Lorsque vous vous replongez dans la biographie et la bibliographie de Koulibaly, vous constaterez qu’il est d’une constance incroyable. Je ne vois pas en quoi le fait que le Dr Alassane Ouattara, qui retrouve un peu de couleurs après avoir encaissé près de 800 millions de FCFA de l’Etat pour le financement de son parti, puisse se «payer» le soutien très isolé du Dr Ahua aurait un quelconque impact déstabilisateur sur le professeur Koulibaly. 

J’ai d’ailleurs lu que le Dr Ahua, dans une interminable lettre ouverte aux Ivoiriens, déplore «la faiblesse politique» de Koulibaly, à qui il reproche «de ne pas avoir d’ambition politique. Il est avant tout un technocrate, arrivé en politique par sacerdoce». Vous ne trouvez pas qu’on fait beaucoup de bruit autour de quelqu’un qui n’a pas d’ambition politique ? Plaisanterie à part : Mamadou Koulibaly n’a peut-être pas d’ambition personnelle ; mais il a des ambitions énormes pour son pays et ses concitoyens. C’est pour cela qu’il est dangereux pour les adeptes de la (re)colonisation de la Côte d’Ivoire. C’est pour cela que Laurent Gbagbo lui fait confiance. C’est pour cela que nous devons le soutenir et que nous le soutenons. 

Interview réalisée par Sylvestre Konin in Le Courrier d'Abidjan, le 04 Septembre 2007

Lire "Le blues de la République" du Pr. Mamadou Koulibaly en cliquant http://saoti.over-blog.com/article-11646208.html

Publié dans Côte d'Ivoire

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MBOA 15/09/2007 12:42

Excellent travail Mahalia,Je suis conterné de voir que Gbagbo "vire" de cette façon dans les travers qui helas minent la société africaine dans son ensemble.Je suis de ceux qui pensent que le salut de l'Afrique viendra de la Côte d'Ivoire, car le prof Koulibaly est un visionnaire et stratège très en alerte. Dommage qu'il n'ait pas de bon généraux.

Mahalia Nteby 15/09/2007 13:24

Merci Mboa. Comme vous, je ne combats pas pour un homme, mais pour une cause, la libération de l'Afrique, la Librafrique, comme dirait l'autre. Je suis également convaincue qu'en Afrique centrale et de l'Ouest, le salut viendra de la Côte d'Ivoire. Je n'ai pas abandonné l'espoir que des mesures de redressement soient bientôt prises par le Président de la République. Wait & see... La lutte continue.

Ngamb 14/09/2007 13:46

Je viens de lire sur un blog un doc: "ma part de verité". Ca sent le delire d'un imposteur frustré. TK est un opportuniste qui a su profiter de la blessure psychologique d'une nation pour se faire une place au soleil. Avec moin que ce que font beaucoup d'ivoirien, il est parvenu a realiser ses reves les plus irrealistes. Je viens de lui envoyer un commentaire "sucré" qu'il ne publiera jamais sur son blog. Nous savons ici a Abidjan ce qui est bon pour nous. Ce n'est pas parceque tu manges cehz nous pour partir que quand ce n'est pas bon tu veux que nous on dise à LKG que c'est bon pour ne pas deranger ton mangement.

Night Marcher 13/09/2007 16:43

Je voudrais seulement rappeler á tous ceux qui ont connaissance de l'histoire récente de la France de se souvenir de la réaction des patriotes en  aprés la victoires des alliés.On devrait etre prudent, TOUS, parceque, comme nous les anglophones on dit "what goes around comes around". Ou plus concretement, selon la loi de l'attraction, ce que tu souhaite, que ce soit pour toi et aux autres, te revient avec une facteur multiplicateur.Donc, tous les semeurs de troubles, ne seront à l'abris de rien du tout de profiter et prolonger du desordre et de la souffrance de tout un peuple. La cohabitation ne suppose pas un manque de limite de la liberté. même de la presse. Seulement dans des situations comme celles-ci, du moins anormal, chacun doit faire l'économie de permettre á la situation de degenerer. Parceque tout le monde perira et les iniatiateurs de propagande et acalmies en premiers.L'exemple de la grande guerre d'anglettere et même la guerre de secession au etats unis d'ameriques devraient donner à reflechir à des journalistes en quêtes de nom et de CFA...On vous à l'oeil nous autres qui ne demandont qu'a appartenir à un espace sur cette terre où nous sommes tous de passage.A BON ENTENDEUR SALUT!Tant que tu vis sur la terre, aucune cachette ne pourra te caher suffisamment! A bientôtNM

Dindé Fernand 04/09/2007 22:14

Chère Mahalia,J'ai bien aimé votre interview,  et je crois que de plus en plus, les Ivoiriens doivent, comme l'a si brillamment fait le Professeur Mamadou KOULIBALY avec la Refondation, s'habituer à l'auto-critique et éviter de toujours voir dans la dénonciation des travers de notre société des attaques politiques ou des actes de dissidences.Ne peut-on rien critiquer dans ce pays (la Côte d'Ivoire) sans être taxé d'être bassement à la solde d'un parti opposant ou d'un adversaire politique? Misère morale que tout cela!A cet effet, je voudrais bien me servir de votre lucarne pour adresser à Monsieur le Président de la République de Côte d'Ivoire, le Président Laurent GBAGBO, cette lettre ouverte, qui est mon cri de coeur pour la nation ivoirienne.Merci de me l'accorder.Dindé Fernand.JUSQU’A QUAND SEREZ-VOUS EN ETAT DE GRACE, MONSIEUR LE PRESIDENT ?    Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire.    Excellence Monsieur le Président,           Depuis la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, une grave crise socio-politique s’est abattue sur notre –  jadis – paisible pays, la Côte d’Ivoire, faisant des milliers de morts, connus et inconnus, célèbres et anonymes, mettant à mal la cohésion sociale et la croissance économique de notre chère patrie, et plongeant les Ivoiriens dans la désolation et l’angoisse des lendemains sans cesse incertains, qui ont, je le parie, fait autant (sinon plus) de morts que les affrontements armés.          Aujourd’hui, pointe à l’horizon une lueur d’espoir, grâce au Dialogue direct que vous avez eu l’idée lumineuse d’initier avec vos frères insurgés, dont l’un des résultats et des symboles les plus forts et les plus parlants est la cérémonie de la Flamme de la paix, qui s’est déroulée le Lundi 31 Juillet 2007, à Bouaké, au plus grand bonheur des Ivoiriens, qui ont célébré la réunification du pays et la fraternité retrouvée.A ce stade de mon propos, j’aimerais vous dire un grand Merci et Félicitation, à vous-même et au Premier Ministre SORO Guillaume, pour votre bravoure et votre détermination à sortir le pays de l’ornière.          Votre priorité actuelle est de conduire la Côte d’Ivoire à des élections justes, transparentes et ouvertes qui vont finir de nous ramener à la normalité et nous permettre de reconstruire le pays, méconnaissable en tout point de vue (un plaidoyer spécial pour l’Ouest de la Côte d’Ivoire).          Mais avant que nous ne jetions l’ancre dans la normalité du statu quo ante, il importe, Monsieur le Président, que vous acceptiez de vous prêter, de vous livrer je dirais, à un exercice difficile, je l’avoue, dans la mesure où il pourrait constituer pour vous, à n’en point douter, un véritable péril politique : Celui de moraliser le peuple ivoirien ou, à tout le moins, la Refondation.          J’aimerais avant tout développement vous indiquer que je suis un chrétien évangélique comme vous, ivoirien, marié, la trentaine bien révolue, en service dans l’Administration ivoirienne depuis une douzaine d’années, aimant jusqu’au délire ce beau pays et ce peuple merveilleux qui sont les nôtres, et connaissant votre attachement à DIEU et à Sa Parole, en tant qu’enfant de DIEU (au sens strictement évangélique du terme). Raison pour laquelle j’ai choisi de vous parler à ce titre. En toute honnêteté et franchise.          Je vous prie, en outre, de bien vouloir m’excuser d’avoir choisi ce canal-ci (la lettre ouverte) pour m’adresser à vous.J’en viens maintenant à l’objet de ma missive et au fond de ma pensée :          Monsieur le Président, le pays va à vau-l’eau. Et je ne suis pas même sûr d’avoir ainsi pu exprimer toute l’intensité de ma pensée. Vous voudriez bien m’excuser pour l’usage presqu’abusif des superlatifs qui ne trouve d’égal que ma désolation. Mais, Monsieur le Président, une très grande et terrible corruption - la plus grave de la jeune histoire de la Côte d’Ivoire -  mine votre pays. Tout comme l’incroyable et inexplicable impunité dont jouissent ceux qui s’en rendent coupables. Quoi qu’on en dise.          Oui, Monsieur le Président, nous avons dévalé les marches de l’éthique, nous avons totalement dégringolé de l’échelle des valeurs (morales). Et nous ne pouvons pas et ne devons pas continuer, indéfiniment, à tout mettre au compte de la crise socio-politique qui, finalement, a le dos très large. Il faut agir, pendant qu’il est encore temps. Il faut agir, sans retard.Le silence ne relève pas toujours de la sagesse, Monsieur le Président. Et dans votre cas, actuellement, j’ai bien peur que ce ne soit même un péché (Veuillez bien me pardonner ce qui pourrait sembler être une impertinence, mais je suis obligé de vous dire la vérité). Vos conseillers spirituels doivent pouvoir vous le dire. Vous ne pouvez continuer de vous taire.          Monsieur le Président, vous ne pouvez ignorer que de nombreux ivoiriens, autorités, simples citoyens et journalistes, ont abondamment écrit et débattu sur l’état de déliquescence morale avancée dans lequel est, en ce moment, plongé le pays, alimentant les échanges les plus houleux sur Internet, dans la Presse et au sein des populations. Des Ivoiriens (des plus virulents aux plus conciliants) ainsi que des amis de la Côte d’Ivoire qui n’ont de cesse de vous interpeller. Ouvertement ou tacitement. Au rang desquels je pourrais citer Tiburce KOFFI (Professeur de Lettres, Ecrivain), Venance KONAN (Journaliste, Ecrivain), Mamadou KOULIBALY (Président de l’Assemblée Nationale), ASSALE Tiémoko Antoine (Jeune diplômé ivoirien, au chômage), Mahalia NTEBY (Journaliste), Ferro BALLY (Journaliste), Théophile KOUAMOUO (Journaliste), ASSI Assépo  Hyacinthe (Ingénieur en Thermodynamique) et Sylvestre KONIN (Journaliste), que j’ai tous lu avec une attention particulièrement soutenue. S’ils n’étaient de tous les bords et de toutes les conditions, l’on aurait pu penser à une campagne savamment orchestrée contre le FPI, l’on aurait pu les taxer de vous faire un procès politique et de verser dans une invective manichéenne qui érige la diabolisation hémiplégique du régime de la Refondation en ligne de pensée.          Monsieur le Président de la République , ces hommes et femme, et bien d’autres encore, ont largement dépeint notre société actuelle. Sans complaisance. Chacun selon sa sensibilité. Au vitriol même, pour certains. Mais ils n’en aiment pas moins la Côte d’Ivoire. Et vous devriez prêter une oreille attentive à leurs récriminations.          Monsieur le Président (je n’ai pas la prétention de vous instruire d’une thèse nouvelle), une grande nation ne peut se bâtir sans éthique.Et la nôtre n’en a plus, ou du moins pourrait bientôt ne plus en avoir, tant l’argent et la jouissance impie ont pris le pas sur la morale et le civisme.Quelles valeurs alors allons-nous léguer aux plus jeunes générations ? Quelle nation sommes-nous donc ainsi en train de bâtir ?La corruption de cette nation est effroyable. Jugez-en par vous-même (et là, j’enfonce une porte déjà largement ouverte) : Plus aucun concours dans ce pays (direct ou professionnel), ne se passe sans le déboursement de plusieurs centaines de milliers, voire de plusieurs millions de francs, si l’on espère l’admission. Cela est de notoriété publique. Laissant ainsi pour compte le pauvre et le Juste. Le premier, parce qu’il n’a aucun moyen de faire comme les autres et le second, parce que ses principes spirituels et sa crainte de DIEU ne l’y autorisent pas.          Au titre des départements totalement sinistrés en la matière, c’est à la fois avec beaucoup d’aise et de contrition que je m’en vais vous citer la Police , l’Administration (ENA), l’Enseignement (Primaire, Secondaire et Technique), la Gendarmerie , la Justice , la Santé , les Services des Impôts, la Douane et etc, etc. La liste est bien longue.Accéder à ces services est un investissement juteux qu’on entend amplement amortir sur le terrain. Sans aucune vergogne.          Le racket (fait des policiers et des gendarmes) sur nos routes et particulièrement sur l’Autoroute du Nord, contrit le cœur à un point tel qu’on pourrait en faire un infarctus, tant la pratique est systématique et désinvolte.          Les ressources publiques sont pillées à la lumière du jour. Sans le moindre scrupule. Dans les Ministères et dans les Collectivités Territoriales. Et pourtant, il existe une Inspection d’Etat dans ce pays. Mais jamais de contrôle, ni a priori ni a posteriori des investissements, encore moins d’audit.C’est, partout, la recherche effrénée du gain et du profit et une course folle à l’enrichissement illicite.Le clientélisme et le népotisme fleurissent à souhait et ont encore de beaux jours devant eux. Tout comme prospèrent le moindre effort, la médiocrité et le trafic d’influence.Les nouveaux riches, quant à eux, font un étalage totalement impudent de leur nouvelle richesse, au grand dam des populations paupérisées par une guerre absurde, qui hantent nos villes de leurs silhouettes de crève-la-faim.          En outre, il pousse dans ce pays, plus de lieux de plaisirs mondains qu’autre chose, et votre jeunesse s’en repaît abondamment : Maquis, Bar-dancing, Night-club, etc, avec leurs lots de tapages nocturnes et diurnes infernaux, de séances de strip-tease (ce ne sont plus des clubs fermés) les après-midi, à ciel ouvert, dans des quartiers d’habitation, au vu et au su des enfants, et le sexe débridé, à tous les tarifs, à partir de 50 F CFA ! Quel désordre, Monsieur le Président ! La société ivoirienne n’a plus de repères. Ceux qui devraient les incarner ont tous démissionné : Les Gouvernants (pour l’Etat), les Maîtres (pour l’Ecole), les Parents (pour la Famille ) et les Conducteurs (pour la Religion ).          Monsieur le Président, je vous parle en tant que chrétien, en tant que  votre frère en CHRIST et l’un de ceux qui ont porté jusqu’au sacrifice, ce pays, dans la prière pendant toute la durée de ses 5 années de crise.           Monsieur le Président, Cher enfant de DIEU (au sens évangélique du terme), dans votre pays le pauvre et le Juste sont malheureux. Ils soupirent et gémissent. A cause de la grande corruption qui met l’argent au centre de tout et du grand désordre moral. En arrivant au pouvoir, vous avez semblé mener bataille pour la cause du pauvre. Mais je suis désolé et franchement navré de vous apprendre qu’être pauvre en Côte d’Ivoire, aujourd’hui, est une véritable fatalité, une malédiction. Vous ne pouvez accéder à rien et vous ne pouvez rien obtenir. A moins d’être proche du Pouvoir, d’avoir des entrées à la Présidence , de connaître quelqu’un de haut placé dans ce pays, ou d’avoir de l’argent . Ou d’être très doué. Même là encore…Bref !Savez-vous qu’ainsi des milliers d’enfants de pauvres se voient nier tout droit à l’admission aux concours de la Fonction Publique  ?          Vous avez voulu donner la même chance à tous les enfants de la Côte d’Ivoire. De façon égale. Il n’en est rien, à ce jour. Aujourd’hui, c’est l’argent qui est la norme, la règle. Vous en avez ou vous n’en avez pas. Il n’y a pas de miséricorde ni de compassion.Et en la matière, les Refondateurs sont indétrônables, tant ils s’illustrent par leur avidité (sans que ce soit un dédouanement pour le reste des Ivoiriens, loin s’en faut).Je fais deux lectures de leur comportement, où l’emporte amplement la frénésie : Dans la première, ils se disent : « Le Président GBAGBO ne pourra pas sortir indemne, vivant, de cette crise, mangeons vite pour nous (pour parler comme les Ivoiriens) ». Dans la deuxième, leur attitude peut se résumer par cette phrase : « Si la normalité revient, l’ordre et le contrôle vont s’installer et on ne pourra plus bouffer ; tandis qu’il est encore temps et qu’on peut encore devenir riche, prenons pour nous ; après tout, c’est nous qui sommes au Pouvoir, on ne risque rien ».          Vous vous attendiez à eux, vous comptiez sur eux pour donner le meilleur exemple, ils se sont comportés envers vous et la Côte d’Ivoire comme un roseau cassé qu’on prend pour appui. Tout comme le disent les Ecritures :  « Tous les habitants de l’Egypte reconnaîtront que je suis l’Eternel, parce qu’ils ont été comme l’appui d’un roseau pour la maison d’Israël (Ici, la Côte d’Ivoire, NDR). Lorsqu’ils t’ont pris dans la main, tu t’es rompu et tu leur as déchiré toute l’épaule ; lorsqu’ils se sont appuyés sur toi, tu t’es brisé et tu leur as paralysé les reins.C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Me voici, je fais venir contre toi l’épée… » (Ezéchiel 29 : 6 - 8).          Monsieur le Président (là je parle à l’homme spirituel), un grave jugement de DIEU menace la Côte d’Ivoire, à cause du péché de la corruption et du désordre en tout genre qui prospère dans le pays.Vous me trouverez illogique de parler de jugement divin pour un peuple qui souffre déjà assez, mais les lois spirituelles sont ce qu’elles sont. DIEU ne met AUCUN de nos péchés sur le compte de la guerre. Nous en sommes absolument responsables et nous devons en répondre. Et nous en répondrons. Immanquablement.          Monsieur le Président de la République , vous êtes un homme en perpétuel état de grâce. Vous jouissez du sursis permanent de DIEU, parce qu’il vous a choisi et qu’il vous aime. Il a été votre plus grand allié contre vos ennemis dans cette guerre et leurs échecs répétés en sont la preuve la plus criante. C’est cette même grâce, la vôtre, qui sert également de parapluie au Premier Ministre SORO Guillaume, qui a récemment échappé à un attentat meurtrier.Le fait que vous soyiez encore en vie, vous-même, et que vous soyiez encore au pouvoir, relève du miracle.DIEU seul sait ce qui a été déjà projeté et ce qui se projette encore,  quotidiennement, contre vous. Vous ne devez votre vie qu’à Sa bonté infinie.Un illustre officier français n’a-t-il pas dit : « Si vous n’avez pas encore vu DIEU, allez en Côte d’Ivoire » ?          Mais jusqu’à quand jouiriez-vous du sursis de DIEU, Monsieur le Président, et seriez-vous en état de grâce ?Allez-vous continuer de vous mettre à dos votre meilleur allié, en couvrant continuellement des coupables et en leur assurant l’impunité ?DIEU vous a choisi et de ce fait, il ne passera pas sur vos fautes.J’en veux pour preuve la Parole de DIEU, qui est immuable : « Je vous ai choisis, vous seuls parmi toutes les familles de la terre ; c’est pourquoi je vous châtierai pour TOUTES vos iniquités » (Amos 3 : 2). L’élection de DIEU nous confère un grand pouvoir mais nous donne aussi de lourdes responsabilités auxquelles nous ne pouvons nous soustraire. D’aucune façon. En outre, celui qui ne sait pas que c’est DIEU qui décide de toutes choses dans cette crise, n’a rien compris à la crise ivoirienne.          Monsieur le Président, les Chefs que vous nous avez donnés dans ce pays se repaissent eux-mêmes plutôt que de servir le peuple pour lequel vous les avez nommés. « Comme une cage est remplie d’oiseaux, leurs maisons sont remplies de fraude ; c’est ainsi qu’ils deviennent puissants et riches. Ils sont devenus gras, resplendissants, ils dépassent toute mesure dans le mal, ils ne défendent pas la cause, la cause de l’orphelin, et ils prospèrent ; ils ne font pas DROIT AUX PAUVRES. N’interviendrai-je pas contre ces choses-là, - Oracle de l’Eternel -, ne me vengerai-je pas d’une telle nation ? » (Jérémie 5 : 27 - 29).          Monsieur le Président, c’est avec beaucoup d’angoisse que j’appréhende la période des élections, en Côte d’Ivoire. J’ai bien peur que si vous ne tardiez à prendre des décisions, le pays brûle une fois pour de bon, à cette occasion ou bien avant. Par décret divin. Déjà, les rumeurs d’une nouvelle rébellion ne parcourent-elles pas le pays ?Car, comme le dit la Bible  : « La justice élève une nation mais le péché est la honte des peuples » (Proverbes 14 : 34). Avant que le péché de cette nation ne lui tombe dessus comme une affreuse ignominie, parlez, intervenez, agissez, il en est encore temps. Vous n’êtes pas qu’un homme politique. Vous êtes aussi un enfant de DIEU. Evitez de ne faire que de la politique. La Côte d’Ivoire pourrait le payer très chèrement.          Si vous ne pouvez ou ne voulez pas sanctionner les Ivoiriens qui ont commis ou commettent tous les crimes que j’ai relevés dans mes griefs et qui ne sont pas de votre parti, pour ne pas vous faire accuser de mener une chasse aux sorcières à vos opposants (parce qu’en réalité ce sont tous les Ivoiriens qui se rendent coupables de ces pratiques), sacrifiez (et le terme n’est pas trop fort) ou sanctionnez pour commencer, ceux de la Refondation , pour les mettre au pas, pour donner l’exemple et montrer votre bonne foi.Et aussi pour vous libérer, car en vérité, ils vous ont fait prisonnier. Vous êtes leur otage politique.          Sur cette question, ne faites aucun calcul politicien, Monsieur le Président. Sanctionnez, sans état d’âme. Car il est préférable d’être agrée de DIEU que de plaire aux hommes. Sévissez !La crise s’est prolongée, au-delà du raisonnable, vous ne pouvez plus et ne devez plus vous accommoder de cette situation d’iniquité. Le DIEU qui vous a installé là où vous êtes, combattra lui-même pour vous dans cette croisade et  vous accordera la caution et l’approbation du peuple. Mais à condition que vous soyiez résolu, que vous réagissiez et que vous agissiez.Faute de quoi, j’ai bien peur que la Refondation ne passe au creuset du jugement divin ! « Malheur à ceux qui vivent tranquilles dans Sion (Ici, la Côte d’Ivoire, NDR), et en sécurité sur la montagne de Samarie, à ces grands de la première des nations, auprès desquels va la maison d’Israël !...Ils reposent sur des lits d’ivoire, ils sont mollement étendus sur leurs couches (Insouciance totale, NDR) ; ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux mis à l’engrais. Ils extravaguent au son du luth, ils se croient habiles comme David sur les instruments de musique. Ils boivent le vin dans de larges coupes, ils s’oignent avec la meilleure huile, et ils ne s’attristent pas sur la ruine de Joseph (le peuple ivoirien, NDR) !C’est pourquoi ils seront emmenés A LA TETE DES CAPTIFS ; et les cris de ces voluptueux cesseront…Car voici, l’Eternel ordonne : Il fera tomber en ruines la grande maison, et en débris la petite maison. Est-ce que les chevaux courent sur un rocher, est-ce qu’on y laboure avec des bœufs, pour que vous ayez changé LA DROITURE EN POISON, et le fruit de LA JUSTICE EN ABSINTHE ? (Amos 6 : 1, 4 – 7, 11 et 12). « Car ainsi parle l’Eternel aux hommes de Juda et à Jérusalem : Défrichez-vous un champ nouveau, et ne semez pas parmi les chardons. Soyez circoncis pour l’Eternel (convertissez-vous, NDR), circoncisez vos cœurs, hommes de Juda et habitants de Jérusalem (Ivoiriens, NDR), de peur que ma fureur n’éclate comme un feu et ne s’enflamme, sans qu’on puisse l’éteindre, à cause de la méchanceté de vos agissements…En ce jour-là, - Oracle de l’Eternel -, le roi et les ministres perdront courage, les sacrificateurs seront désolés, et les prophètes stupéfaits. Je dis : Ah ! Seigneur Eternel ! Tu as donc abusé ce peuple et Jérusalem, en disant : Vous aurez la paix ! Et cependant l’épée atteint jusqu’au fond de l’âme » (Jérémie 4 : 3, 4, 9 et 10). « Il n’y a point de paix pour les méchants, dit mon Dieu » (Esaïe 57 : 21).          Monsieur le Président, l’heure est plus que grave ! Sauvez la Côte d’Ivoire ! C’est mon cri du cœur à votre adresse. Pour l’immense estime que j’ai pour votre personne et pour le respect que m’inspire votre combat pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique, j’aimerais clore mon propos en vous recommandant à la grâce toute-suffisante du Seigneur Eternel, et que le DIEU en qui vous avez si opportunément mis votre foi vous éclaire, à cette heure de grave décision, et vous soutienne puissamment, par Sa droite triomphante.Car Monsieur le Président, contrairement à ce que l’on pourrait être tenté de croire, le pire n’est peut-être pas encore derrière nous. Que DIEU vous bénisse, richement, vous et votre maison, et que DIEU bénisse, richement, la Côte d’Ivoire, une et indivisible !    DINDE Fernand AGBOEnseignant d'Education Permanentedindefernand@yahoo.frCell. (225) 07 04 71 11 .